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Avocat en droit des baux commerciaux et fonds de commerce à Paris

Droit des baux commerciaux et fonds de commerce

Droit des baux commerciaux et fonds de commerce
L'essentiel à retenir
  • Renouvellement du bail : droit au renouvellement après 3 ans, congé 6 mois avant l'échéance
  • Déplafonnement du loyer : possible en cas de modification notable des facteurs locaux
  • Indemnité d'éviction : compensation intégrale du préjudice en cas de refus de renouvellement
  • Cession du bail : encadrée par le statut des baux commerciaux et les clauses contractuelles
  • Résiliation : clause résolutoire, mise en demeure préalable obligatoire

Le bail commercial est le contrat par lequel un propriétaire (le bailleur) met un local à la disposition d'un commerçant, d'un artisan ou d'un industriel (le locataire) pour l'exercice de son activité professionnelle. Ce contrat bénéficie d'un régime juridique protecteur, le statut des baux commerciaux, codifié aux articles L.145-1 à L.145-60 du Code de commerce. Ce statut, issu du décret du 30 septembre 1953, confère au locataire un ensemble de droits destinés à protéger son fonds de commerce, et notamment un droit au renouvellement du bail à son expiration.

Pour bénéficier du statut des baux commerciaux, plusieurs conditions doivent être réunies : le locataire doit exploiter un fonds de commerce dans les locaux loués, être immatriculé au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) ou au répertoire des métiers, et le bail doit avoir une durée minimale de neuf ans. C'est le fameux bail « 3-6-9 », qui permet au locataire de donner congé à l'expiration de chaque période triennale. Le non-respect de ces conditions peut entraîner la requalification du bail et la perte du droit au renouvellement.

Il convient de distinguer le bail commercial du bail professionnel (destiné aux professions libérales, d'une durée minimale de six ans) et du bail dérogatoire (bail de courte durée, d'une durée maximale de trois ans, qui échappe au statut protecteur). Notre cabinet conseille ses clients sur le choix du régime contractuel le plus adapté à leur situation et les accompagne dans la rédaction, la négociation et le contentieux de leurs baux commerciaux à Paris. Le marché parisien des locaux commerciaux se caractérise par une forte tension locative, des valeurs locatives élevées et une jurisprudence abondante du Tribunal judiciaire de Paris, rendant indispensable l'accompagnement par un avocat spécialisé en baux commerciaux pour sécuriser chaque étape de la relation contractuelle, de la signature du bail jusqu'à son renouvellement ou sa résiliation. Le cabinet Equitéo dispose d'une expertise approfondie dans ce domaine et assiste tant les bailleurs que les locataires dans la défense de leurs intérêts.

La rédaction et la négociation du bail commercial

La rédaction du bail commercial est une étape déterminante qui conditionne l'ensemble des relations entre bailleur et locataire pendant toute la durée du contrat, soit au minimum neuf ans. Chaque clause a des conséquences juridiques et financières importantes qu'il convient d'anticiper dès la signature.

Les clauses essentielles à négocier

Notre cabinet porte une attention particulière aux clauses suivantes lors de la rédaction ou de l'analyse d'un bail commercial :

  • La destination des lieux : cette clause détermine les activités que le locataire est autorisé à exercer dans les locaux. Une destination trop restrictive peut contraindre le locataire en cas d'évolution de son activité. Une destination trop large peut exposer le bailleur à des nuisances ou à une dépréciation de son immeuble. La rédaction de cette clause requiert un équilibre qui doit être négocié avec soin.
  • Le loyer initial et les modalités de révision : le loyer doit être fixé en fonction de la valeur locative du bien, déterminée par les caractéristiques du local, son emplacement, les obligations respectives des parties et les prix pratiqués dans le voisinage. La clause d'indexation, adossée à l'ILC (Indice des Loyers Commerciaux) pour les activités commerciales ou à l'ILAT (Indice des Loyers des Activités Tertiaires) pour les bureaux, prévoit la révision automatique du loyer.
  • La répartition des charges et des travaux : depuis le décret du 3 novembre 2014 (dit « décret Pinel »), le bailleur est tenu de fournir un inventaire précis des charges, impôts, taxes et redevances liés aux locaux, avec leur répartition entre bailleur et locataire. Certaines charges ne peuvent plus être mises à la charge du locataire (grosses réparations au sens de l'article 606 du Code civil, travaux de mise en conformité liés à la vétusté).
  • La clause résolutoire : cette clause prévoit la résiliation automatique du bail en cas de manquement du locataire à ses obligations (non-paiement du loyer, non-respect de la destination). Sa mise en œuvre est encadrée par l'article L.145-41 du Code de commerce, qui impose un commandement de payer préalable laissant un délai d'un mois au locataire pour régulariser sa situation.

L'audit juridique avant signature

Avant de signer un bail commercial, nous recommandons systématiquement un audit juridique du projet de contrat. Cette analyse permet d'identifier les clauses déséquilibrées, les obligations inhabituelles et les risques financiers cachés. L'audit couvre également la vérification de la conformité du local à sa destination (autorisations d'urbanisme, règlement de copropriété, normes ERP) et l'examen des charges prévisionnelles sur la durée du bail.

La fixation et la révision du loyer commercial

Le loyer constitue l'enjeu financier majeur du bail commercial. Sa fixation initiale, ses modalités de révision et les conditions de son déplafonnement lors du renouvellement sont des sujets de contentieux fréquents qui requièrent l'intervention d'un avocat spécialisé.

La révision triennale

L'article L.145-38 du Code de commerce prévoit que le loyer peut être révisé à la demande de l'une ou l'autre des parties à l'expiration de chaque période triennale. La révision est plafonnée par la variation de l'indice de référence (ILC ou ILAT), sauf si le locataire ou le bailleur démontre une modification matérielle des facteurs locaux de commercialité ayant entraîné une variation de plus de 10 % de la valeur locative.

Le déplafonnement du loyer

Le déplafonnement intervient lorsque, à l'occasion du renouvellement du bail, le loyer est fixé à la valeur locative du marché, sans être limité par la variation de l'indice. Le déplafonnement peut résulter de plusieurs situations : modification notable des éléments de la valeur locative (caractéristiques du local, destination, obligations des parties, facteurs locaux de commercialité), durée du bail supérieure à douze ans (bail renouvelé tacitement au-delà de la douzième année) ou cession du bail commercial à un repreneur exerçant une activité différente.

Le déplafonnement peut entraîner une augmentation brutale du loyer. Pour en atténuer l'impact, la loi Pinel du 18 juin 2014 a instauré un mécanisme de lissage : lorsque le loyer déplafonné est supérieur au loyer en cours, l'augmentation ne peut excéder 10 % du loyer acquitté l'année précédente. Notre cabinet accompagne bailleurs et locataires dans les négociations et les procédures de fixation du loyer devant le juge des loyers commerciaux.

Le renouvellement du bail commercial

Le droit au renouvellement est la pierre angulaire du statut des baux commerciaux. Il garantit au locataire la possibilité de poursuivre son exploitation dans les mêmes locaux à l'expiration du bail. Ce droit, prévu à l'article L.145-8 du Code de commerce, est un droit d'ordre public auquel les parties ne peuvent pas renoncer par avance.

Les conditions du renouvellement

Pour bénéficier du droit au renouvellement, le locataire doit remplir plusieurs conditions cumulatives : être propriétaire du fonds de commerce exploité dans les locaux, être immatriculé au RCS, exploiter effectivement le fonds depuis au moins trois ans et être en règle avec ses obligations contractuelles. Le défaut d'immatriculation ou la cessation d'exploitation sont les motifs les plus fréquemment invoqués par les bailleurs pour contester le droit au renouvellement.

La procédure de renouvellement

Le renouvellement peut être initié par le locataire (par une demande de renouvellement signifiée par acte extrajudiciaire) ou par le bailleur (par un congé avec offre de renouvellement délivré au moins six mois avant l'expiration du bail). À défaut de congé ou de demande de renouvellement, le bail se poursuit par tacite prolongation au-delà de son terme, ce qui peut avoir des conséquences importantes sur le montant du loyer de renouvellement.

Le refus de renouvellement et l'indemnité d'éviction

Le bailleur qui souhaite refuser le renouvellement du bail doit délivrer un congé avec refus de renouvellement et, sauf exception, verser au locataire une indemnité d'éviction compensant le préjudice causé par la perte de son droit au bail et de son fonds de commerce.

Le calcul de l'indemnité d'éviction

L'indemnité d'éviction comprend une indemnité principale (correspondant soit à la valeur marchande du fonds de commerce si le locataire perd sa clientèle, soit à la valeur du droit au bail si le locataire peut se réinstaller dans le voisinage) et des indemnités accessoires (frais de déménagement, frais de réinstallation, indemnité de remploi, perte de stock, troubles commerciaux). Le montant de l'indemnité d'éviction peut être considérable, dépassant parfois la valeur des murs eux-mêmes dans les emplacements prisés de Paris.

Le refus sans indemnité

Le bailleur peut refuser le renouvellement sans verser d'indemnité d'éviction dans certains cas limitativement énumérés par la loi : motif grave et légitime du locataire (non-paiement des loyers, non-respect de la destination, défaut d'exploitation), insalubrité de l'immeuble nécessitant sa démolition ou reprise pour travaux dans certaines conditions. La preuve du motif grave et légitime incombe au bailleur et fait l'objet d'une appréciation stricte par les tribunaux.

La résiliation du bail commercial

La résiliation du bail commercial peut intervenir dans plusieurs cas de figure, chacun obéissant à des règles procédurales précises.

La clause résolutoire

La clause résolutoire est le mécanisme le plus couramment utilisé pour obtenir la résiliation du bail en cas de manquement du locataire. Sa mise en œuvre suppose la délivrance d'un commandement de payer visant la clause résolutoire, laissant au locataire un délai d'un mois pour régulariser sa situation (article L.145-41 du Code de commerce). Si le locataire ne s'exécute pas dans ce délai, le bailleur peut saisir le tribunal pour faire constater l'acquisition de la clause résolutoire et obtenir l'expulsion.

Le locataire peut toutefois solliciter des délais de grâce auprès du juge, qui a le pouvoir de suspendre les effets de la clause résolutoire à condition que le locataire régularise sa situation dans le délai imparti. Notre cabinet intervient régulièrement dans ces procédures, tant pour les bailleurs souhaitant récupérer leurs locaux que pour les locataires cherchant à préserver leur bail.

Le congé triennal du locataire

Le locataire dispose d'un droit de résiliation triennale : il peut donner congé à l'expiration de chaque période de trois ans, moyennant un préavis de six mois. Ce droit est d'ordre public et ne peut être supprimé par une clause du bail. Toutefois, certains baux de longue durée (supérieurs à neuf ans) ou certains locaux spécifiques (locaux monovalents, locaux à usage exclusif de bureaux) peuvent déroger à cette règle.

La cession du bail commercial et du fonds de commerce

La cession du droit au bail et la cession du fonds de commerce sont des opérations distinctes qui obéissent à des règles différentes.

La cession du fonds de commerce

La cession du fonds de commerce emporte automatiquement la transmission du droit au bail, qui en constitue un élément essentiel. Le bailleur ne peut pas interdire la cession du bail à l'acquéreur du fonds de commerce (article L.145-16 du Code de commerce). En revanche, le bail peut contenir une clause d'agrément imposant l'accord préalable du bailleur ou une clause de garantie solidaire mettant le cédant garant du paiement des loyers par le cessionnaire.

La cession isolée du droit au bail

La cession isolée du droit au bail (sans le fonds de commerce) est une opération plus encadrée. Elle nécessite généralement l'accord du bailleur, qui dispose souvent d'un droit de regard sur l'identité et la solvabilité du cessionnaire. Le refus injustifié du bailleur peut être contesté judiciairement.

La sous-location

La sous-location du bail commercial est en principe interdite sauf accord exprès du bailleur (article L.145-31 du Code de commerce). Le bailleur doit être appelé à concourir à l'acte de sous-location. La sous-location non autorisée constitue un motif grave et légitime de refus de renouvellement sans indemnité d'éviction. Notre cabinet conseille ses clients sur la rédaction des autorisations de sous-location et les accompagne dans les contentieux liés à des sous-locations irrégulières.

La déspécialisation et le changement d'activité

La destination des lieux, fixée par le bail, détermine les activités que le locataire peut exercer dans les locaux. Toute modification de cette destination nécessite une procédure de déspécialisation.

La déspécialisation partielle

La déspécialisation partielle consiste à ajouter des activités connexes ou complémentaires à celles prévues par le bail. Le locataire doit notifier son intention au bailleur par acte extrajudiciaire. Le bailleur dispose d'un délai de deux mois pour s'y opposer. À défaut de réponse, la déspécialisation est réputée acceptée. Le caractère connexe ou complémentaire de l'activité est apprécié souverainement par les tribunaux.

La déspécialisation totale

La déspécialisation totale permet au locataire de changer complètement d'activité. Cette procédure, plus lourde, nécessite l'accord du bailleur et peut entraîner une modification du loyer. Elle est notamment utilisée lorsque l'activité d'origine n'est plus viable et que le locataire souhaite réorienter son exploitation.

Les charges, travaux et obligations des parties

La répartition des charges et des travaux entre bailleur et locataire est une source majeure de litiges en baux commerciaux. Le décret du 3 novembre 2014 a clarifié les règles en matière de charges récupérables et imposé au bailleur une obligation de transparence.

Les grosses réparations

Les grosses réparations au sens de l'article 606 du Code civil (gros murs, voûtes, poutres, toiture, murs de soutènement) incombent par défaut au bailleur. Toutefois, de nombreux baux commerciaux contiennent des clauses transférant ces charges au locataire. La validité de ces clauses est admise par la jurisprudence, sous réserve qu'elles soient claires et précises. Notre cabinet négocie la suppression ou l'encadrement de ces clauses et défend les locataires confrontés à des demandes de travaux disproportionnées.

Les charges récupérables

Depuis le décret Pinel, le bailleur doit établir un inventaire précis des charges, impôts et taxes, avec leur répartition entre les parties. Certaines charges ne peuvent plus être imputées au locataire : les travaux relevant des grosses réparations, les honoraires liés à la gestion des loyers, les impôts et taxes dont le redevable légal est le bailleur (à l'exception de la taxe foncière et de la TEOM). Le bailleur doit communiquer chaque année un état récapitulatif des charges et, tous les trois ans, un état prévisionnel.

Le droit de préemption du locataire commercial

Depuis la loi Pinel du 18 juin 2014, le locataire d'un local commercial bénéficie d'un droit de préemption en cas de vente des murs par le bailleur (article L.145-46-1 du Code de commerce). Le bailleur doit notifier au locataire son intention de vendre, en indiquant le prix et les conditions de la cession. Le locataire dispose d'un délai d'un mois pour se porter acquéreur aux conditions proposées. Ce droit de préemption constitue une protection majeure pour le locataire qui souhaite sécuriser son implantation en devenant propriétaire des murs de son local.

Certaines ventes échappent toutefois au droit de préemption : les cessions entre membres d'une même famille (conjoints, ascendants, descendants), les ventes globales portant sur plusieurs locaux d'un même immeuble et les cessions dans le cadre d'une procédure de saisie immobilière. Notre cabinet conseille bailleurs et locataires sur la mise en œuvre de ce droit et les accompagne dans les contentieux liés à son non-respect.

Les baux dérogatoires : avantages et risques

Le bail dérogatoire (ou bail précaire) est un contrat de location de courte durée qui échappe au statut des baux commerciaux. Sa durée maximale est de trois ans (depuis la loi Pinel). Il permet au locataire de tester une activité commerciale dans un emplacement sans s'engager sur une durée de neuf ans, et au bailleur de conserver la libre disposition de son local à l'expiration du bail sans avoir à verser d'indemnité d'éviction.

Toutefois, le bail dérogatoire comporte des risques importants. Si le locataire reste dans les lieux à l'expiration du bail dérogatoire sans opposition du bailleur, un nouveau bail s'opère automatiquement, cette fois soumis au statut des baux commerciaux avec toutes ses protections (durée de neuf ans, droit au renouvellement, indemnité d'éviction). Cette requalification est d'ordre public et ne peut être écartée par les parties. Notre cabinet rédige des baux dérogatoires sécurisés et accompagne les parties dans la gestion de leur échéance pour éviter toute requalification involontaire.

Il convient également de distinguer le bail dérogatoire du bail saisonnier (conclu pour une activité exercée pendant une partie de l'année seulement) et de la convention d'occupation précaire (justifiée par des circonstances particulières indépendantes de la volonté des parties, comme l'attente d'une expropriation ou d'une démolition).

Le bail commercial et les procédures collectives

Le sort du bail commercial en cas de procédure collective (sauvegarde, redressement judiciaire, liquidation judiciaire) du locataire obéit à des règles spécifiques prévues par le Code de commerce. Le bail commercial constitue un actif essentiel de l'entreprise en difficulté, et sa préservation est souvent déterminante pour la poursuite de l'activité.

En période d'observation (sauvegarde et redressement judiciaire), l'administrateur judiciaire peut décider de continuer le bail commercial. Les loyers postérieurs au jugement d'ouverture bénéficient du privilège des créances postérieures et doivent être payés à leur échéance. Le bailleur ne peut pas résilier le bail pour des impayés antérieurs au jugement, mais il peut agir pour les impayés postérieurs.

En cas de liquidation judiciaire, le liquidateur peut décider de continuer le bail ou d'y mettre fin. Il peut également céder le bail dans le cadre d'un plan de cession. Le bailleur qui souhaite faire constater la résiliation du bail doit mettre en demeure le liquidateur de se prononcer sur la poursuite du contrat.

Le bail commercial et les normes ERP

L'exploitation d'un local commercial est soumise au respect des normes de sécurité et d'accessibilité des établissements recevant du public (ERP). Ces obligations, définies par le Code de la construction et de l'habitation, varient en fonction de la catégorie de l'établissement (déterminée par sa capacité d'accueil) et de son type d'activité (commerce, restauration, hôtellerie, etc.).

La répartition des obligations entre bailleur et locataire

La question de savoir qui, du bailleur ou du locataire, doit supporter le coût des travaux de mise en conformité ERP est une source majeure de contentieux. En principe, les travaux liés à la structure du bâtiment (accessibilité des parties communes, mise aux normes de la cage d'escalier, création de rampes d'accès) incombent au bailleur, tandis que les travaux d'aménagement intérieur (issues de secours dans le local, équipements de sécurité, signalétique) sont à la charge du locataire. Toutefois, le bail peut prévoir une répartition différente, sous réserve que la clause soit claire et dépourvue d'ambiguïté.

L'Agenda d'Accessibilité Programmée (Ad'AP)

Les établissements qui n'étaient pas conformes aux normes d'accessibilité au 1er janvier 2015 devaient déposer un Agenda d'Accessibilité Programmée (Ad'AP) auprès de la préfecture. Ce dispositif permet de programmer les travaux de mise en accessibilité sur une durée pouvant aller jusqu'à neuf ans pour les cas les plus complexes. Notre cabinet accompagne bailleurs et locataires dans la détermination de leurs obligations respectives en matière de normes ERP et dans les contentieux liés au refus de réaliser les travaux nécessaires.

Les principaux contentieux en baux commerciaux à Paris

La pratique du droit des baux commerciaux à Paris génère un volume important de contentieux devant le Tribunal judiciaire de Paris. Les litiges les plus fréquents portent sur les impayés de loyer et la mise en œuvre de la clause résolutoire, la fixation du loyer de renouvellement et le déplafonnement, le calcul de l'indemnité d'éviction, la contestation des charges locatives et la répartition des travaux, les litiges liés à la cession du bail ou du fonds de commerce et les contentieux relatifs à la déspécialisation.

Notre cabinet intervient également dans des situations plus spécifiques : l'expropriation d'un bail commercial par l'administration (dans le cadre de projets d'utilité publique), le sort du bail commercial dans les procédures collectives (sauvegarde, redressement judiciaire, liquidation judiciaire) et les litiges relatifs aux baux dérogatoires (requalification en bail commercial, droit au statut).

La prescription biennale

Les actions en matière de baux commerciaux sont soumises à une prescription biennale (article L.145-60 du Code de commerce). Ce délai court à compter du jour où le titulaire du droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d'exercer son action. Cette prescription courte impose aux parties une grande vigilance : un loyer que le locataire estime excessif, une charge indûment réclamée ou un refus de renouvellement non contesté dans les deux ans ne pourront plus être remis en cause.

La compétence juridictionnelle

À Paris, les litiges relatifs aux baux commerciaux relèvent de la compétence du Tribunal judiciaire de Paris (ancien TGI), et plus spécifiquement de la chambre spécialisée en baux commerciaux pour les affaires les plus complexes. Les demandes de fixation du loyer de renouvellement sont portées devant le juge des loyers commerciaux, magistrat spécialisé qui statue après avoir recueilli l'avis d'un expert judiciaire. Notre cabinet maîtrise ces procédures et représente ses clients devant l'ensemble des juridictions compétentes en matière de baux commerciaux.

Le pas-de-porte et le droit d'entrée

Le pas-de-porte (ou droit d'entrée) est une somme versée par le locataire au bailleur lors de la conclusion du bail commercial. Sa nature juridique — supplément de loyer ou indemnité compensant un avantage commercial — a des conséquences fiscales et contractuelles importantes.

La qualification du pas-de-porte

Lorsque le pas-de-porte est qualifié de supplément de loyer, il est pris en compte dans le calcul de la valeur locative lors du renouvellement du bail et est soumis à la TVA. Lorsqu'il est qualifié d'indemnité (contrepartie de la dépréciation du bien résultant du droit au renouvellement consenti au locataire), il n'entre pas dans le calcul du loyer de renouvellement et n'est pas soumis à TVA. La rédaction du bail doit préciser sans ambiguïté la nature du pas-de-porte pour éviter les litiges ultérieurs.

Le droit au bail

Le droit au bail se distingue du pas-de-porte : il s'agit de la somme versée par un locataire entrant à un locataire sortant, en contrepartie du transfert du droit au bail. Le montant du droit au bail reflète la valeur économique de l'emplacement et l'écart entre le loyer contractuel et la valeur locative de marché. Un loyer inférieur au marché génère un droit au bail élevé, tandis qu'un loyer au prix du marché réduit la valeur du droit au bail. Notre cabinet accompagne ses clients dans la négociation et la sécurisation juridique de ces opérations.

Nos clients en baux commerciaux

Notre cabinet accompagne une clientèle diversifiée dans l'ensemble des problématiques liées aux baux commerciaux à Paris et en Île-de-France.

Les commerçants et artisans qui s'installent dans un nouveau local ou renégocient leur bail bénéficient de notre expertise pour sécuriser les termes de leur contrat et anticiper les enjeux financiers sur la durée du bail.

Les bailleurs font appel à notre cabinet pour la rédaction de baux protecteurs, le recouvrement des loyers impayés, la mise en œuvre de la clause résolutoire et la gestion des refus de renouvellement avec calcul de l'indemnité d'éviction.

Les cessionnaires de fonds de commerce sont accompagnés dans l'analyse du bail transmis, la négociation des conditions de la cession et l'obtention de l'agrément du bailleur lorsque celui-ci est requis.

Les sociétés et groupes exploitant plusieurs points de vente bénéficient d'un accompagnement global : audit du portefeuille de baux, négociation des renouvellements, optimisation des charges et gestion centralisée des contentieux.

Les investisseurs et foncières nous confient la sécurisation juridique de leurs actifs commerciaux : rédaction de baux optimisés, gestion des renouvellements avec stratégie de déplafonnement, calcul des indemnités d'éviction dans le cadre de projets de restructuration et accompagnement dans les procédures de refus de renouvellement.

Les franchisés et réseaux de distribution bénéficient d'un accompagnement spécifique prenant en compte les interactions entre le contrat de franchise et le bail commercial : clause d'activité compatible avec le concept de franchise, conditions de cession du bail en cas de changement de franchisé, sort du bail en cas de résiliation du contrat de franchise. La coordination entre ces deux contrats est essentielle pour sécuriser l'exploitation du point de vente.

Quelle que soit votre situation — bailleur, locataire, cessionnaire, investisseur ou gestionnaire —, notre cabinet vous accompagne avec rigueur et réactivité dans l'ensemble de vos problématiques de baux commerciaux à Paris et en Île-de-France. Nous intervenons en conseil comme en contentieux, devant le juge des loyers commerciaux, le Tribunal judiciaire de Paris et la Cour d'appel, pour défendre vos intérêts et sécuriser vos opérations immobilières commerciales.

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Maître Alexandre Chevallier - Avocat en droit des baux commerciaux et fonds de commerce à Paris Maître Alexandre Chevallier - Avocat en droit des baux commerciaux et fonds de commerce à Paris

Alexandre Chevallier a créé Equitéo Avocat pour proposer un accompagnement juridique à la hauteur des enjeux de ses clients.

Exclusivement dédié au droit immobilier, il s'est formé à l'ICH Paris — institut de référence en droit de la construction et de l'habitation — avant d'obtenir un Master 2 en droit de la construction et de l'urbanisme. Cette spécialisation exclusive lui permet de maîtriser chaque composante du droit immobilier avec profondeur et précision.

Également Avocat mandataire en transaction immobilière, il allie expertise juridique et connaissance concrète du marché, pour un accompagnement global, de la sécurisation à la concrétisation de l'opération de vente ou d'acquisition immobilière.

Formé à la médiation à l'IFOMENE (Institut de Formation à la Médiation et à la Négociation), musicien passé par l'American School of Modern Music à Paris et formé à la programmation informatique, il cultive une approche pluridisciplinaire qui nourrit sa pratique du droit et lui confère une capacité à innover dans la manière d'accompagner ses clients.

Son engagement : traiter chaque dossier avec la même intensité, en plaçant l'écoute et la transparence au centre de la relation client.

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4 articles publiés par le cabinet sur cette thématique

Mis à jour le 12 avril 2026