Avocat en droit de la vente immobilière
Droit de la vente immobilière

Sécurisez votre vente ou votre achat immobilier à Paris
La vente immobilière constitue l'une des opérations juridiques les plus engageantes de la vie patrimoniale. Qu'il s'agisse de l'acquisition de votre résidence principale, de la cession d'un investissement locatif ou de la vente d'un bien familial, chaque transaction immobilière met en jeu des sommes considérables et génère des obligations juridiques complexes pour les deux parties. À Paris et en Île-de-France, la tension du marché immobilier, la diversité des biens (appartements haussmanniens, immeubles en copropriété, locaux commerciaux, programmes neufs en VEFA) et la multiplicité des intervenants (notaires, agents immobiliers, diagnostiqueurs, banques) rendent l'accompagnement par un avocat spécialisé en vente immobilière indispensable pour prévenir les litiges et défendre efficacement vos intérêts.
Notre cabinet intervient à chaque étape de la transaction : de la négociation de l'offre d'achat à la signature de l'acte authentique, en passant par la rédaction du compromis de vente, l'analyse des diagnostics immobiliers et la vérification des conditions suspensives. Lorsqu'un différend survient après la vente — vices cachés, défaut de conformité, dol du vendeur — nous mettons en œuvre les recours adaptés pour obtenir réparation, que ce soit par la voie amiable ou devant les juridictions compétentes.
Pourquoi faire appel à un avocat pour votre transaction immobilière ?
Le recours à un avocat en droit immobilier pour une vente ou un achat n'est pas obligatoire en droit français, mais il constitue un avantage stratégique majeur. Contrairement au notaire, dont le rôle est d'authentifier l'acte et de garantir sa conformité formelle, l'avocat est le seul professionnel du droit dont la mission exclusive est de défendre vos intérêts. Cette distinction est fondamentale : le notaire est un officier public tenu à l'impartialité entre les parties, tandis que l'avocat est votre conseil partisan.
L'intervention d'un avocat se justifie d'autant plus que les enjeux financiers d'une transaction immobilière à Paris sont considérables. Le prix moyen au mètre carré dépasse les 9 000 euros dans la capitale, ce qui signifie que la moindre erreur dans un compromis de vente, une clause mal rédigée ou une condition suspensive imprécise peut avoir des conséquences financières lourdes. Un avocat spécialisé identifie en amont les risques juridiques liés au bien (servitudes, hypothèques, droits de préemption), vérifie la conformité des diagnostics obligatoires et négocie les clauses du contrat pour protéger votre position, que vous soyez acheteur ou vendeur.
En cas de litige, l'avocat est le seul professionnel habilité à vous représenter devant le tribunal judiciaire. Il dispose de la compétence contentieuse qui lui permet d'engager une action en nullité de la vente, une action rédhibitoire pour vices cachés ou une demande d'exécution forcée lorsque l'autre partie refuse de signer l'acte authentique. Cette double compétence — conseil en amont, contentieux en aval — fait de l'avocat un interlocuteur irremplaçable dans toute opération immobilière significative.
Le rôle de l'avocat à chaque étape de la vente immobilière
La phase de négociation et l'offre d'achat
La transaction immobilière débute généralement par une offre d'achat formulée par l'acquéreur. Ce document, souvent rédigé de manière informelle, engage juridiquement son auteur dès son acceptation par le vendeur. Notre cabinet vérifie les termes de l'offre, s'assure qu'elle contient les réserves nécessaires (obtention de financement, résultat des diagnostics) et conseille sur la stratégie de négociation du prix. Lorsque nous intervenons côté vendeur, nous analysons la solidité financière de l'acquéreur et la faisabilité de l'opération avant toute acceptation.
La rédaction et l'analyse du compromis de vente
Le compromis de vente (ou promesse synallagmatique de vente) est l'acte juridique central de la transaction. Il engage définitivement les deux parties et fixe l'ensemble des conditions de la vente : prix, délai de réalisation, conditions suspensives, clause pénale, état du bien, répartition des charges. La rédaction de cet acte requiert une expertise juridique pointue, car chaque clause peut avoir des conséquences majeures en cas de litige ultérieur.
Notre cabinet rédige ou analyse votre compromis de vente avec une attention particulière portée aux éléments suivants :
- Les conditions suspensives : obtention du prêt immobilier (montant, taux, durée), absence de servitude d'urbanisme, obtention d'un permis de construire, purge du droit de préemption urbain. Chaque condition doit être rédigée avec précision pour éviter toute ambiguïté sur les obligations des parties et les conséquences de sa non-réalisation.
- La clause pénale et l'indemnité d'immobilisation : ces mécanismes, généralement fixés à 10 % du prix de vente, constituent une garantie pour le vendeur en cas de désistement de l'acquéreur. Leur rédaction doit être conforme aux exigences jurisprudentielles pour être pleinement efficace.
- L'état du bien et les déclarations du vendeur : superficie loi Carrez, existence de sinistres, travaux réalisés sans autorisation, présence d'amiante ou de plomb, situation locative du bien. Toute omission ou déclaration inexacte peut engager la responsabilité du vendeur au titre de la garantie des vices cachés ou du dol.
- Le séquestre : le dépôt de garantie versé par l'acquéreur est placé entre les mains d'un séquestre (notaire ou avocat). Nous vérifions les conditions de restitution ou de conservation de cette somme en cas de non-réalisation de la vente.
La promesse unilatérale de vente
Distincte du compromis, la promesse unilatérale de vente n'engage que le vendeur, qui consent à vendre à un prix déterminé pendant une durée fixée. L'acquéreur bénéficie d'une option qu'il peut lever ou non. Ce mécanisme est fréquemment utilisé dans les opérations complexes (acquisition par un promoteur, vente conditionnée à l'obtention d'un permis de construire) et nécessite une rédaction rigoureuse pour sécuriser les droits de chaque partie. Notre cabinet rédige des promesses unilatérales adaptées à la spécificité de chaque opération et veille au respect des délais d'option.
Le délai de rétractation et la loi SRU
La loi SRU du 13 décembre 2000 accorde à tout acquéreur non professionnel un délai de rétractation de 10 jours à compter de la notification du compromis de vente. Ce droit s'exerce sans motif et sans pénalité. Notre cabinet s'assure que la notification a été régulièrement effectuée (lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre) et que le point de départ du délai est correctement calculé. Toute irrégularité dans la notification peut prolonger le délai de rétractation et fragiliser l'ensemble de l'opération.
L'accompagnement jusqu'à l'acte authentique
Entre la signature du compromis et celle de l'acte authentique devant notaire, un délai de deux à trois mois s'écoule généralement. Cette période est consacrée à la réalisation des conditions suspensives, à l'obtention du financement, à la purge des droits de préemption et à la levée des éventuelles réserves. Notre cabinet assure un suivi rigoureux de cette phase et intervient immédiatement en cas de difficulté : refus de prêt, découverte d'une servitude non déclarée, exercice d'un droit de préemption par la commune ou le locataire.
Les obligations du vendeur immobilier
Le vendeur d'un bien immobilier est tenu par la loi à plusieurs obligations fondamentales dont le non-respect peut entraîner la nullité de la vente ou donner lieu à des dommages et intérêts.
L'obligation d'information et de renseignement
Le vendeur doit communiquer à l'acquéreur toute information susceptible d'influencer sa décision d'achat. Cette obligation, consacrée par la jurisprudence et renforcée par les réformes successives du droit des contrats, couvre notamment l'état réel du bien, l'existence de vices ou de désordres connus, les travaux réalisés et leur conformité aux autorisations d'urbanisme, l'existence de procédures en cours (contentieux de copropriété, servitudes contestées) et la situation locative du bien. Le manquement à cette obligation constitue une réticence dolosive sanctionnée par la nullité de la vente et l'allocation de dommages et intérêts.
L'obligation de délivrance conforme
L'obligation de délivrance, prévue par l'article 1604 du Code civil, impose au vendeur de remettre à l'acquéreur un bien conforme à ce qui a été convenu dans le contrat. Cette conformité s'apprécie au regard de la description du bien dans l'acte de vente, de sa superficie (loi Carrez), de ses caractéristiques techniques et de son état apparent lors des visites. Lorsque le bien livré ne correspond pas aux stipulations contractuelles — surface inférieure de plus de 5 % à celle déclarée, équipements manquants, état dégradé par rapport aux constatations faites lors des visites — l'acquéreur dispose de recours pour obtenir une réduction du prix ou la résolution de la vente.
La garantie des vices cachés
Le vendeur est tenu de garantir l'acquéreur contre les vices cachés du bien vendu, conformément aux articles 1641 et suivants du Code civil. Un vice caché est un défaut qui remplit trois conditions cumulatives : il doit être antérieur à la vente, il doit être caché (c'est-à-dire non apparent lors d'un examen normal du bien) et il doit être suffisamment grave pour rendre le bien impropre à l'usage auquel il est destiné ou pour en diminuer significativement la valeur.
Les vices cachés les plus fréquemment rencontrés dans les transactions immobilières à Paris sont les infiltrations d'eau masquées par des travaux de peinture, les problèmes structurels dissimulés (fissures, affaissement de fondations), la présence de termites ou de mérule non détectée, la pollution des sols, les défauts d'isolation thermique ou phonique non conformes aux déclarations du vendeur et les installations électriques ou de gaz dangereuses.
Les diagnostics immobiliers obligatoires
Le vendeur doit fournir à l'acquéreur un dossier de diagnostic technique (DDT) comprenant l'ensemble des diagnostics obligatoires : diagnostic de performance énergétique (DPE), diagnostic amiante, diagnostic plomb (CREP), diagnostic termites, diagnostic gaz, diagnostic électricité, état des risques et pollutions (ERP) et, le cas échéant, diagnostic assainissement. La production d'un DPE erroné ou de diagnostics incomplets engage la responsabilité du vendeur et peut constituer un dol lorsque le vendeur avait connaissance de l'inexactitude.
Notre cabinet vérifie systématiquement la conformité et la cohérence des diagnostics produits. Nous avons constaté dans notre pratique que de nombreux diagnostics contiennent des erreurs ou des omissions qui ne sont découvertes qu'après la vente, lorsque l'acquéreur entreprend des travaux de rénovation. Dans ces situations, nous engageons la responsabilité du diagnostiqueur, du vendeur et, le cas échéant, de l'agent immobilier qui aurait manqué à son devoir de conseil.
Les vices cachés : recours et indemnisation
La découverte d'un vice caché après l'acquisition d'un bien immobilier est l'un des contentieux les plus fréquents en matière de vente immobilière. L'acquéreur qui découvre un défaut grave et dissimulé dispose de deux actions principales.
L'action rédhibitoire
L'action rédhibitoire permet à l'acquéreur d'obtenir l'annulation de la vente et la restitution intégrale du prix payé. Cette action est appropriée lorsque le vice est d'une gravité telle que l'acquéreur n'aurait pas acheté le bien s'il en avait eu connaissance. L'annulation entraîne la restitution réciproque du bien et du prix, augmentée le cas échéant de dommages et intérêts couvrant les frais engagés par l'acquéreur (frais de notaire, frais d'agence, coût des travaux conservatoires, préjudice de jouissance).
L'action estimatoire
L'action estimatoire (ou action quanti minoris) permet à l'acquéreur de conserver le bien tout en obtenant une réduction du prix proportionnelle à la diminution de valeur causée par le vice. Cette action est privilégiée lorsque le vice, bien que significatif, n'empêche pas l'utilisation du bien et que l'acquéreur souhaite le conserver moyennant une compensation financière correspondant au coût des travaux de remise en état.
Le délai pour agir
L'action en garantie des vices cachés doit être intentée dans un délai de deux ans à compter de la découverte du vice (article 1648 du Code civil). Ce délai est un délai de prescription qui peut être suspendu ou interrompu dans les conditions du droit commun. Il est essentiel de faire constater le vice dès sa découverte, idéalement par un expert, et d'engager rapidement les démarches amiables puis contentieuses pour préserver vos droits.
La clause d'exclusion de garantie des vices cachés
La majorité des actes de vente immobilière entre particuliers contiennent une clause d'exclusion de la garantie des vices cachés. Cette clause, insérée dans l'acte authentique, dispense le vendeur de sa garantie légale. Toutefois, cette exclusion n'est pas absolue : elle ne peut pas être invoquée par un vendeur de mauvaise foi, c'est-à-dire un vendeur qui avait connaissance du vice au moment de la vente et l'a intentionnellement dissimulé. La preuve de la mauvaise foi du vendeur — qui peut résulter de sa qualité de professionnel de l'immobilier, de travaux de dissimulation, de témoignages de voisins ou d'anciens occupants — neutralise la clause et rétablit l'acquéreur dans ses droits.
Notre cabinet dispose d'une expérience significative dans la mise en échec de ces clauses d'exclusion. Nous travaillons en collaboration avec des experts techniques (experts en bâtiment, experts en humidité, experts en structure) pour établir l'antériorité du vice et la connaissance qu'en avait le vendeur.
Le dol et la réticence dolosive du vendeur
Le dol constitue un vice du consentement qui permet d'obtenir la nullité de la vente immobilière. Il se manifeste lorsque le vendeur a intentionnellement trompé l'acquéreur par des manœuvres, des mensonges ou des silences calculés sur un élément déterminant de la transaction. La réticence dolosive — le silence volontaire du vendeur sur une information qu'il savait déterminante pour l'acquéreur — est assimilée au dol par la jurisprudence.
Les cas les plus courants de dol en vente immobilière concernent la dissimulation d'un projet d'urbanisme susceptible de déprécier le bien (construction d'un immeuble face aux fenêtres, projet d'infrastructure routière), la dissimulation de sinistres antérieurs (dégâts des eaux, incendie), le maquillage de désordres par des travaux cosmétiques (peinture sur fissures ou traces d'humidité), la déclaration mensongère sur la superficie ou sur l'état des installations et la dissimulation d'un contentieux de voisinage ou de copropriété en cours.
L'action en nullité pour dol doit être exercée dans un délai de cinq ans à compter de la découverte du dol. Elle peut être accompagnée d'une demande de dommages et intérêts couvrant l'ensemble des préjudices subis par l'acquéreur.
Les conditions suspensives et leurs litiges
Les conditions suspensives insérées dans le compromis de vente constituent des événements futurs et incertains dont la réalisation conditionne la perfection de la vente. La condition suspensive la plus courante est l'obtention d'un prêt immobilier par l'acquéreur.
La condition suspensive d'obtention de prêt
L'acquéreur qui finance son acquisition par un emprunt bénéficie d'une condition suspensive légale d'obtention de prêt. Cette condition doit être précisément définie dans le compromis : montant emprunté, taux maximum, durée du prêt, nombre de banques à démarcher. En cas de refus de prêt, l'acquéreur est libéré de son engagement et récupère son dépôt de garantie, à condition de justifier de démarches loyales et sérieuses auprès des établissements bancaires.
Le contentieux lié à la condition suspensive de prêt est fréquent. Le vendeur peut contester la réalité du refus de prêt lorsqu'il soupçonne l'acquéreur d'avoir volontairement saboté sa demande de financement pour se désengager de la transaction sans pénalité. Notre cabinet intervient dans ces situations pour démontrer la loyauté des démarches de l'acquéreur ou, à l'inverse, pour établir le caractère abusif de la non-réalisation de la condition et obtenir l'application de la clause pénale au profit du vendeur.
Les autres conditions suspensives
Au-delà du prêt, d'autres conditions suspensives peuvent être insérées dans le compromis : l'absence d'exercice du droit de préemption urbain par la commune, l'absence d'exercice du droit de préemption du locataire, l'obtention d'un permis de construire ou d'une autorisation d'urbanisme, l'absence de servitude non déclarée ou la purge du délai de recours des tiers contre un permis de construire. Chacune de ces conditions doit être rédigée avec rigueur pour éviter les contestations sur leur réalisation ou leur défaillance.
La responsabilité des professionnels de la transaction
La responsabilité de l'agent immobilier
L'agent immobilier est tenu d'un devoir de conseil et de vérification envers les deux parties à la transaction. Réglementé par la loi Hoguet du 2 janvier 1970, il doit vérifier l'identité et la capacité juridique des parties, s'assurer de la solvabilité de l'acquéreur, informer les parties sur les caractéristiques essentielles du bien et signaler tout élément susceptible d'affecter la décision d'achat ou de vente. Le manquement à ces obligations engage sa responsabilité civile professionnelle et peut donner lieu à des dommages et intérêts au profit de la partie lésée.
Les litiges les plus fréquents avec les agents immobiliers portent sur le défaut d'information concernant un vice ou un risque connu, la surévaluation volontaire du bien pour obtenir le mandat de vente, le manquement au devoir de conseil sur les conditions de la vente et les litiges relatifs à la commission d'agence (conditions d'exigibilité, montant, mandat exclusif ou simple).
La responsabilité du notaire
Le notaire qui instrumente l'acte authentique de vente est tenu d'un devoir de conseil renforcé envers les deux parties. Il doit vérifier la régularité juridique de l'opération, s'assurer de l'identité et de la capacité des parties, vérifier l'origine de propriété, purger les droits de préemption et informer les parties sur les conséquences juridiques et fiscales de la vente. Sa responsabilité peut être engagée en cas d'erreur dans l'acte, d'omission d'une formalité essentielle ou de manquement à son devoir de conseil.
Les ventes immobilières spécifiques
La vente en l'état futur d'achèvement (VEFA)
La VEFA, régie par les articles L.261-1 et suivants du Code de la construction et de l'habitation, est le mécanisme juridique par lequel un acquéreur achète un bien immobilier avant son achèvement, généralement sur plans. Ce type de vente est encadré par des règles protectrices de l'acquéreur : échelonnement des paiements en fonction de l'avancement des travaux, garanties d'achèvement, garanties de parfait achèvement, garantie biennale et garantie décennale.
Les litiges en VEFA portent principalement sur les retards de livraison (indemnisation du préjudice de jouissance, prise en charge du loyer intermédiaire), les défauts de conformité par rapport aux plans et à la notice descriptive, les malfaçons constatées à la livraison et le refus de lever les réserves par le promoteur. Notre cabinet accompagne les acquéreurs en VEFA depuis la signature du contrat de réservation jusqu'à la réception du bien, en passant par les opérations de livraison et la gestion des réserves.
La vente en viager
La vente en viager est un contrat de vente par lequel l'acquéreur (le débirentier) s'engage à verser au vendeur (le crédirentier) une rente viagère jusqu'à son décès, en plus d'un capital initial appelé le bouquet. Ce type de vente, qu'il s'agisse d'un viager occupé (le vendeur conserve un droit d'usage et d'habitation) ou d'un viager libre (l'acquéreur dispose immédiatement du bien), obéit à des règles spécifiques et génère des contentieux particuliers liés au calcul de la rente, à la revalorisation, au non-paiement des arrérages ou à la demande de résolution pour inexécution.
La vente par adjudication judiciaire
La vente par adjudication intervient dans le cadre d'une procédure judiciaire, le plus souvent à la suite d'une saisie immobilière ou d'un partage judiciaire. L'acquéreur potentiel doit obligatoirement être représenté par un avocat pour porter les enchères devant le tribunal judiciaire. Notre cabinet intervient tant pour les acquéreurs souhaitant se porter enchérisseurs que pour les débiteurs saisis qui souhaitent contester la procédure ou obtenir un délai de grâce.
La rescision pour lésion
Le vendeur d'un bien immobilier qui estime avoir été lésé de plus des sept douzièmes du prix peut engager une action en rescision pour lésion, prévue par les articles 1674 à 1685 du Code civil. Cette action, qui doit être exercée dans un délai de deux ans à compter de la vente, permet au vendeur d'obtenir soit la résolution de la vente, soit un complément de prix de la part de l'acquéreur. La rescision pour lésion ne s'applique qu'aux ventes d'immeubles et constitue un mécanisme protecteur du vendeur contre les transactions à un prix manifestement déséquilibré.
Le refus de signer l'acte authentique : exécution forcée et clause pénale
L'un des contentieux les plus fréquents en matière de vente immobilière survient lorsque l'une des parties au compromis refuse de se présenter chez le notaire pour la signature de l'acte authentique. Ce refus peut émaner du vendeur, qui a trouvé un acquéreur proposant un prix supérieur, ou de l'acquéreur, qui souhaite se désengager après l'expiration du délai de rétractation.
Lorsque le vendeur refuse de vendre
Si le vendeur refuse de signer l'acte authentique sans motif légitime, l'acquéreur dispose de deux options principales. Il peut d'abord demander l'exécution forcée de la vente devant le tribunal judiciaire. Le jugement rendu vaut alors acte de vente et est publié au service de la publicité foncière. L'acquéreur obtient ainsi la propriété du bien malgré le refus du vendeur. Il peut également renoncer à l'acquisition et demander la résolution du compromis assortie de dommages et intérêts couvrant le préjudice subi (frais engagés, perte de chance, préjudice moral).
Lorsque l'acquéreur refuse d'acheter
Si l'acquéreur refuse de signer l'acte authentique après l'expiration du délai de rétractation et en l'absence de condition suspensive non réalisée, le vendeur peut mettre en jeu la clause pénale prévue au compromis. Cette clause, généralement fixée à 10 % du prix de vente, constitue une indemnisation forfaitaire du préjudice subi par le vendeur. Le vendeur peut également opter pour l'exécution forcée de la vente, contraignant ainsi l'acquéreur à acquérir le bien conformément à ses engagements contractuels.
Notre cabinet intervient dans ces deux situations, en privilégiant dans un premier temps la mise en demeure et la recherche d'une solution amiable, avant d'engager les procédures judiciaires appropriées lorsque le dialogue est rompu.
La superficie loi Carrez et les litiges de métrage
La loi Carrez du 18 décembre 1996 impose au vendeur d'un lot de copropriété de mentionner la superficie privative du bien dans tout avant-contrat et dans l'acte authentique de vente. Cette superficie, calculée selon des critères précis (surface de plancher des locaux clos et couverts d'une hauteur sous plafond supérieure à 1,80 mètre, après déduction des cloisons, murs, marches et cages d'escalier), constitue une information essentielle pour l'acquéreur.
Lorsque la superficie réelle du bien est inférieure de plus de 5 % à celle mentionnée dans l'acte de vente, l'acquéreur peut engager une action en diminution du prix proportionnelle à la différence de superficie. Cette action doit être exercée dans un délai d'un an à compter de la signature de l'acte authentique. Le vendeur ne peut pas s'exonérer de cette obligation par une clause contractuelle.
Les erreurs de métrage Carrez sont plus fréquentes qu'on ne le pense, en particulier dans les appartements parisiens anciens présentant des configurations atypiques (mezzanines, combles aménagés, pièces mansardées). Notre cabinet a obtenu des réductions de prix significatives pour des acquéreurs ayant découvert des écarts de superficie après leur achat.
Nos clients en vente immobilière
Notre cabinet accompagne une clientèle diversifiée dans l'ensemble des problématiques liées à la vente immobilière à Paris et en Île-de-France.
Les acquéreurs qui souhaitent sécuriser leur achat immobilier bénéficient de notre expertise pour l'analyse du compromis de vente, la vérification des diagnostics, la négociation des clauses protectrices et, le cas échéant, l'engagement de recours pour vices cachés ou dol découverts après la vente.
Les vendeurs font appel à notre cabinet pour la rédaction d'avant-contrats solides, la gestion des conditions suspensives, la défense face aux actions en garantie des vices cachés et le recouvrement de la clause pénale lorsque l'acquéreur se désiste abusivement.
Les investisseurs et les sociétés civiles immobilières (SCI) bénéficient d'un accompagnement adapté à la complexité de leurs opérations : acquisitions multiples, cessions de parts, optimisation des structures de détention et gestion des contentieux liés à leur patrimoine immobilier.
Les promoteurs immobiliers sont accompagnés dans la rédaction et la sécurisation des contrats de réservation VEFA, la gestion des litiges de livraison et la défense face aux réclamations des acquéreurs.
Les héritiers et indivisaires confrontés à la vente d'un bien issu d'une succession ou d'une indivision trouvent dans notre cabinet l'expertise nécessaire pour naviguer entre les règles du droit des successions et celles du droit immobilier, notamment en cas de désaccord entre coindivisaires sur le principe ou les conditions de la vente.
Les expatriés et non-résidents qui achètent ou vendent un bien immobilier à Paris depuis l'étranger bénéficient d'un accompagnement adapté à leur situation. Maître Chevallier conseille et représente ses clients en français et en anglais, assurant un suivi à distance rigoureux grâce aux outils numériques et aux procurations notariées. Les spécificités fiscales et juridiques applicables aux non-résidents (plus-values, représentation fiscale, conventions internationales) sont intégrées à notre conseil dès le début de l'opération.
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Equiteo Avocat
Votre avocat en droit de la vente immobilière à Paris
Maître Alexandre Chevallier est le fondateur d'Equitéo Avocat, cabinet spécialisé en droit immobilier dont les bureaux sont situés au 28 rue des Archives, 75004 Paris, au cœur du Marais. Inscrit au Barreau de Paris, il a bâti une expertise transversale en matière immobilière qui lui permet d'appréhender vos dossiers dans toutes leurs dimensions juridiques, pratiques et économiques.
Titulaire d'un Master 2 en droit de l'urbanisme et de la construction (Université Paris 12) et diplômé de l'ICH Paris (Institut d'études économiques et juridiques appliquées à la construction et à l'habitation), il possède une double compétence pratique et juridique essentielle pour traiter des dossiers impliquant des questions de construction, de pathologies du bâtiment et de normes techniques.
Après l'obtention de son CAPA, il a développé une vision innovante et entrepreneuriale du droit en intégrant les outils numériques et l'intelligence artificielle à la pratique juridique. Il conseille et représente ses clients en français et en anglais.
La philosophie d'Equitéo Avocat repose sur trois piliers : l'expertise, la réactivité et la transparence. Maître Chevallier privilégie une approche préventive du contentieux et explore systématiquement les voies de résolution amiable avant d'engager une procédure judiciaire.